En partenariat avec Pharma Radio : Histoire de… Pierre Fabre Médicaments

De la dermo-cosmétique aux médicaments de prescription

Par Stéphane de Vendeuvre -  Co-fondateur de Théragora

Théragora - www.theragora.fr - Théragora le 28 novembre 2018 N° 15 - Page 0

En 1997, un grand nom de la pharmacie française a ouvert une filiale dédiée aux médicaments de prescription. Quelque 35 ans après sa maison mère, qui était plutôt dédiée à la dermo-cosmétique, le laboratoire Pierre Fabre Médicament a ainsi vu le jour.

 

 

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Pierre-Fabre médicament est né en 1997. Soit 35 ans après sa maison mère qui était plutôt dédiée à la dermo-cosmétique. Une naissance néanmoins prometteuse, puisque ce laboratoire de taille moyenne au niveau européen entendait jouer un rôle important sur la scène mondiale.

Comment ? En axant sa stratégie sur deux maîtres-mots : innovation et développement. Le groupe castrais avait donc d’emblée fait le choix d’investir massivement dans la recherche afin de faire émerger des dossiers enregistrables directement au plan mondial et, si possible, immédiatement aux Etats-Unis.

 

Premier IRSN

C’est ainsi que la Navelbine et l’Ixel ont vu le jour. La première est un anticancéreux d’origine végétale. Né d’un partenariat avec le CNRS, la Navelbine a même été le premier médicament contre le cancer du poumon enregistré aux Etats-Unis où, grâce aux forces de ventes du groupe Glaxo-Wellcome, il réalisait 45 % des 1,3 milliard de francs de son chiffre d’affaires à la fin des années 90.

La deuxième spécialité – Ixel – est un antidépresseur de la famille des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN). Il s’agissait même du premier IRSN. De quoi justifier les ambitions de Pierre Fabre médicament qui voulait en faire le premier produit de sa classe thérapeutique.

 

Trois centres de recherche

Et le succès a été au rendez-vous ! Avec une spécialité plus ancienne - Permixon -, qui est indiquée dans le traitement des troubles urinaires liés à un adénome de la prostate -, ces deux médicaments ont permis au laboratoire français de jouer un rôle de premier plan dans les aires thérapeutiques concernées.

Mais le groupe ne s’est pas limité à ces trois produits phares. Pierre Fabre Médicaments a également misé sur ces trois centres de recherche de Castres, Saint-Julien-en Génevois et Labège-Toulouse. C’est d’ailleurs dans cette ville de la banlieue toulousaine que Pierre Fabre Médicament a installé son institut de recherche.

Agréé par le ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, le centre de recherche de Pierre Fabre Médicaments avait pour finalité de coordonner les travaux de l’ensemble des centres de recherche du groupe afin d’optimiser les travaux et ainsi de garnir rapidement le portefeuille du groupe.

 

Trentaine de spécialités éthiques et d’automédication

Et pour ce faire, Pierre Fabre Médicament pouvait compter sur 220 chercheurs réunis à Castres et sur les 120 autres du centre d’immunologie de Saint-Julien-en Genevois. Pour satisfaire ses ambitions, le groupe avait en outre noué des contacts avec de jeunes sociétés américaines qui lui ont permis d’enregistrer des progrès notables dans le domaine des vaccins.

C’était bien avant l’heure le modèle que les big pharma allaient appliquer à la recherche quinze ans plus tard. C’est ainsi que Pierre Fabre Médicament a pu développer son premier vaccin recombinant totalement synthétique contre le virus respiratoire syncytial. Mais cinq ans plus tard.

En attendant, pour satisfaire ses ambitions internationales, le groupe pouvait aussi compter sur une trentaine de spécialités éthiques et d’automédication qui, à la fin des années 90, ont permis à Pierre Fabre médicament de réaliser 3,5 milliards de francs de chiffre d’affaires annuel.

Retrouver cette chronique sur Pharmaradio : https://www.pharmaradio.fr/podcast/histoire-de-pierre-fabre-medicaments-1331

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